Historiquement et philosophiquement le courage est une vertu très valorisée. Elle fait partie des mythes fondateurs de nombreuses civilisations. Le héros des mythes est confronté à des situations difficiles dans lesquelles il doit affronter divers dangers et surtout surmonter sa peur.
Le courage est toujours valorisé s’il a un sens, s’il est justifié par un objectif lié à la protection d’un groupe ou de la justice. Le surpassement de soi suppose que l’objectif soit honorable et ne relève pas uniquement d’une démarche personnelle et égoïste.

Mais alors que vient faire le courage dans une problématique d’entreprise ? Est-ce vraiment une vertu managériale, est-ce même une compétence attendue aujourd’hui dans un univers de plus complexe et connecté, où l’interaction attendue des équipes suppose d’être politiquement acceptable, désirable professionnellement, de jouer collectif quelque soit les stratégies. En quoi le courage personnel est-il aujourd’hui une qualité managériale ?

Certains managers dont l’expertise est pourtant largement reconnue, ne réussissent pas à être crédibles ou apprécié de leurs équipes faute de savoir défendre une position, un département, une idée. En éludant les mauvaises nouvelles et les confrontations, le manager finit par provoquer progressivement la perte de confiance de ses collaborateurs. Une confiance écornée ou perdue pollue insidieusement les relations professionnelles.
Le courage est en fait à la base de nombreux comportements managériales qui impactent directement la motivation, l’adhésion et à terme la productivité collective.
L’absence de courage dans le monde professionnel, peut vous permettre de survivre mais pas d’avancer ni de mobiliser vos équipes.

Oser le courage c’est rentable ! Et cela renforce l’estime de soi.

Corinne LEPLAT
Directeur Associé – Opaliance

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