Plus que jamais, les entreprises ont besoin de l’engagement de leurs salariés. En effet, cet engagement est propice à un bon climat au sein de l’entreprise et à une meilleure productivité. Mais cet engagement ne se décrète pas. Il est le fruit d’une relation nourrie par une confiance réciproque.

Or, cette confiance, si l’on souhaite qu’elle soit efficace, doit se retrouver aux différents échelons de l’entreprise. Cela veut dire que les managers doivent sentir que l’entreprise leur fait confiance et ils doivent, à leur tour, faire preuve de confiance à l’égard de leurs équipes et de chacun de leurs membres.

Mais, tout comme l’engagement, la confiance ne se décrète pas. Elle est, elle aussi, d’une richesse inestimable et fragile. Jean-Paul Sartre disait «  La confiance se gagne en gouttes et se perd en litres ». Elle se construit, en effet, au quotidien et a besoin, en entreprise, de soutien politique. Elle demande un travail considérable et implique notamment de croire au collectif. Tout se tient, ce qui rend cet équilibre parfois précaire. Toutefois, s’il n’existe pas de recette magique pour instaurer la confiance, certaines méthodes l’instaurent ou la préservent plus facilement.

Pour que cet équilibre se maintienne le mieux possible, le manager a tout intérêt à mettre en œuvre une co-responsabilité. En effet, confiance et liberté ne feront bon ménage que si liberté et responsabilité marchent main dans la main. Comme en matière d’éducation, sans responsabilité, la liberté s’assimile à du laxisme.

Le grain de sable c’est l’erreur. En effet, cette dernière, et les réactions qu’elle déclenche, font souvent des ravages et causent de nombreux dérèglements, surtout lorsque la posture adoptée par le manager n’a pas été adéquate. En France, qui dit erreur dit généralement sanction. Cette approche traditionnelle est tenace. Or, adapter d’autres méthodes originaires d’outre atlantique et déjà bien implantées dans les start-up ne peut être que bénéfique. Apprendre de ses erreurs, ne pas stigmatiser l’auteur et rechercher des points d’amélioration en développant un esprit critique collectif mais bienveillant fait plus de place à la confiance en entreprise. Et c’est ainsi qu’on créé le terrain propice à l’innovation partagée.

Alki Simon

Directeur associée. Opaliance

 

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